Le développement des qualités physiques des 9-10 ans.

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Nous chercherons ici à déterminer les qualités physiques à développer pour les jeunes pré-pubères de 9-10 ans sans entrer dans la spécialité sportive.

  • Quelles sollicitations ? Quelle durée ? Quelles nature ? Musculation à bannir ou bénir ?

Les qualités de vitesse et de fréquence gestuelle sont primordiales à développer à cet âge-là. Pour cela il convient de développer la qualité de pied du joueur, sa coordination intra et inter musculaire ainsi que sa souplesse qui est maximale entre 9 et 10 ans.

Les améliorations sont essentiellement conditionnées par les facteurs nerveux : meilleure coordination intra et intermusculaires  (synchro des UMs, fréquence de décharge des UMs, activation et inhibition des muscles agonistes et antagonistes).

Toutes les sollicitations explosives affectionnées par les enfants doivent être maintenues et orientées vers sa pratique sportive. On entend ici les lancers, les sauts ainsi que les sprints inférieurs à 15 secondes. Lorsque ces derniers sont intégrés à un entraînement quantifié, il apparaît que l’enfant a une meilleure récupération et est moins sensible à la fatigue.

Le transfert de ces qualités à la pratique sportive ne pourra être effectif et optimal que s’il y a un travail permanent au niveau du maintient postural du jeune sportif (développement et renforcement de la ceinture abdominale et dorsale).

  • Faisons maintenant le point sur la “musculation”. ” musculation & enfant : ralentissement de la croissance”. “musculation/enfant engendre des problèmes osseux” –> idées reçues ?

La musculation peut avoir différents objectifs comme le développement de la force, vitesse, l’endurance ou encore la puissance musculaire.

Le développement de ses qualités est possible chez l’enfant pré-pubère par le biais de sollicitations en salle de musculation et sans engendrer de problème de croissance (colonne vertébrale, ossature), si les sollicitations à l’entraînement sont inférieures à 75 % de la charge maximale que peut déplacer l’enfant (Boisseau, 2008). En ayant une approche de terrain, nous opterons des charges inférieures à 50%.

Ces améliorations sont essentiellement dues au développement des facteurs nerveux évoqué précédemment. En effet l’enfant ne possède pas encore les hormones nécessaire à un développement de la masse musculaire qui pourrait expliquer une augmentation des performances.

Il n’y a donc aucune raison physiologique pour ne pas entreprendre un entraînement en force chez le pré-pubère, mais est-ce un objectif, une priorité ? –> pas sûr, si ce n’est de prévenir les blessures musculo-tendineuses… Il convient cependant d’apprendre les mouvements spécifiques et les bons placements en favorisant l’aspect sécuritaire de l’entraînement…

Pour davantage de renseignement n’hésitez pas à me contacter ou parcourir cette page de mon site : http://prepaperf34.wix.com/prepaperf34#!la-preparation-physique/c1y9e

Duchateau, J., Klass, M. (2007). Adaptations neuromusculaires chez l’enfant. Dans : physiologie du sport : Enfant et adolescent. Editeur : De Boeck. Collection : sciences et pratique du sport. 73-81.

Duché, P., Bedu, M., & Van Praagh, E. (2001) Exploration des performances anaérobies de l’enfant. Bilan de 30 ans de recherche.

N.Boisseau,2008

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